16 octobre 2008

Dernières sorties ciné !

Tout d'abord, un label...
Vous savez, c'est le principe d'être invité par son cinéma à aller voir un film, sans savoir ce qu'est ce film !
Donc, totale découverte pour Secret défense.

Film français, d'espionnage, réalisé par Philippe Haim, et avec Vahina Giocante, Gérard Lanvin et Nicolas Duvauchelle notamment.
"Chaque jour dans notre pays, mouvements terroristes et services de renseignements se livrent une guerre sans merci au nom d'idéologies que tout oppose. Pourtant, terroristes et agents secrets mènent presque la même vie.
Condamnés à la clandestinité, ces stratèges de la manipulation obéissent aux mêmes méthodes. Alex et Al Barad sont deux d'entre eux. A la tête du contre-terrorisme de la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) pour l'un et d'un réseau terroriste pour l'autre, ils s'affrontent en utilisant les armes dont les plus redoutables : les êtres humains.
Secret défense raconte leur guerre secrète à travers les destins de Diane, une étudiante recrutée par les services secrets français, et de Pierre, un paumé qui croit trouver son salut dans le terrorisme.
Formés et endoctrinés pour des missions qui les dépassent, tous deux sont pris dans un engrenage auquel ils ne semblent pas pouvoir échapper.
Seront-ils, l'un et l'autre, sacrifiés au nom de leurs "nobles" causes ?
"

C'est un film dérangeant, et je n'ai pas accroché dès le début, comme quelque chose de pas sain du tout. Chéri a toutefois trouvé des points positifs au film : bien filmé et bien réalisé.
Moi, j'ai adoré Gérard Lanvin déambuler seul dans les longs couloirs avec comme musique d'ambiance le bruit de ses talons...
Mais sinon, le film m'a donné mal de tête...

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Pour rattraper tout ça, nous sommes allés voir le lendemain Le crime est notre affaire.
Et là, je lance un grand merci de satisfaction. J'avais déjà beaucoup aimé Mon petit doigt m'a dit ; et j'ai encore plus aimé celui-ci. Réalisé par Pascal Thomas, ce film remet en scène les deux acteurs du premiers films, à savoir Catherine Frot et André Dussollier.
"Bélisaire et Prudence Beresford se reposent dans leur petit chateau qui domine le lac du Bourget. Belisaire est heureux, mais Prudence s'ennuie. Elle rêve d'une bonne fée, qui les propulseraent dans des aventrues truffées de mystères... Cette bonne fée lui apparaît sous les traits de sa tante belge Babette, qui assiste à un crime horrible de la fenêtre d'un train. Malgré le scepticisme de Bélisaire, Prudence part à la recherche du cadavre. Elle se fait engager comme cuisinière dans un inquiétant chateau, où est réunie une bien curieuse famille, composée d'un vieillard irascible et de ses quatre enfants, et où d'authentiques sarcophages recèlent de bien étranges surprises..."

On reprend les mêmes et on recommence... mais encore mieux. Les mêmes ingrédients : un crime, et voilà Catherine Frot sur la piste du meurtrier. Une enquête et ajouté à celà un humour à toute épreuve font de ce film un film excellentissime. Une intrigue difficile à percer, un lieu glauque et morbide, un huit clos où tout le monde peut être suspect, et finalement, ce n'est pas celui auquel on pensait. Beaucoup de rire au début du film, des pointes d'humour tout le long, et une fin en apothéose, c'est avec du rire et des applaudissements que nous avons accueilli le réalisateur qui nous a raconté plein d'anecdotes sur le film...
Bref, j'ai passé un très très bon moment et je vous conseille de lire cette critique -->
Film à voir !

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Et puis enfin, j'ai terminé la semaine par Mamma Mia. Film de Phyllida Lloyd avec Meryl Streep, Amanda Seyfried, Pierce Brosnan, Colin Firth.
"C'est en 1999, sur la ravissante île grecque de Kalokairi que l'aventure romantique commence, dans un hôtel méditerranéen isolé, la villa Donna, tenu par Donna, sa fille Sophie et le fiancé de Sophie, Sky. Juste à temps pour son mariage prochain, Sophie poste nerveusement trois invitations destinées à trois hommes bien différents dont elle pense que l'un d'eux est son père. De trois points du globe, trois hommes s'apprêtent à retourner sur l'île - et vers la femme - qui les avait enchantés 20 ans auparavant."

Ca avait l'air plaisant, sur fond de discographie d'Abba. Mais en résumé, ce n'est qu'un film sympathique, très kitsch et un peu gnan-gnan. Malgré tout, on passe un bon moment...


Et vous, quel est le dernier film que vous êtes allé voir ?

07 septembre 2008

Le premier jour du reste de ta vie

"Le Premier jour du reste de ta vie, ou cinq jours décisifs dans la vie d'une famille de cinq personnes, cinq jours plus importants que d'autres où plus rien ne sera jamais pareil le lendemain."

Je ne m'attendais pas à ça. Au vu de la bande annonce, je voyais ce film un peu comme une tragédie tournant autour de la fille de la famille qui faisait une grosse connerie.

Et bien, non, pas du tout !

Ce film est à la fois drôle (beaucoup de rires), émouvant, et rock'n'roll.
Il retrace la vie d'une famille, avec ce qu'elle a de plus beau, mais aussi de plus triste. C'est très bien filmé, les acteurs jouent à merveille. On y croit et on n'a plus envie de les quitter, tellement on s'attache à ces personnages... Le scénario est impeccable, sans tomber dans le mélo, la famille est tout à fait normale et chacun de nous peut s'y retrouver.

Be happy ou Le premier jour du reste de ta vie ?

Le premier jour du reste de ta vie, assurément !!!

03 mai 2008

L'île de Nim

Lorsque j'ai vu la bande annonce, j'ai tout de suite eu envie de voir ce film rien que pour Jodie Foster. J'aime beaucoup cette femme.
Mais Chéri n'avait pas envie d'aller le voir ; alors, j'ai profité de la présence de Ptit frère pour tenter ma chance ! Et il était d'accord, cooool...

Nim est une petite fille de 8 ans vivant avec son père sur une île sauvage, petit paradis désert au milieu de l'Océan Indien. Entre ses amis imaginaires et ses animaux de compagnie, elle ne s'ennuie pas une seule seconde.
Lorsque son père est coincé en mer après un accident et qu'elle se retrouve seule à devoir défendre son île contre des pirates impitoyables, elle demande de l'aide au fameux Alex Rover, sans savoir que c'est un personnage fictif écrit par une romancière solitaire et agoraphobe.
Celle-ci, émue par la détresse de Nim, décide de traverser le monde pour secourir une petite fille qu'elle n'a jamais vue.



Ce film est une bonne comédie d'aventure, pour enfants bien sûr, mais sympathique pour adultes également. Jodie Foster y campe un personnage particulier et inhabituel, mais elle est vraiment excellente !

Le film mêle fantastique, écologie, comédie et absurde avec brio.
Il est rempli de situations drôles et touchantes. Les paysages sont magnifiques, les animaux amusants, on se laisse prendre au film, aux deux aventures parallèles (la fillette seule sur son île et Alex Rover bravant son agoraphobie pour la retrouver) et on ne voit pas le temps passer...

Ptit frère est allé voir Chasseurs de dragons avec Chéri, mais il a préféré L'île de Nim...




01 mai 2008

Les chroniques de Spiderwick

Cela faisait un bon moment que nous n'avions pas fréquenté les salles obscures. Nos journées étant bien remplies, quand le soir venait, une seule envie : dormir (et non sortir).

Mais arrive un moment où il faut bien refaire un peu surface !

Direction donc notre cinéma favori pour "Les chroniques de Spiderwick".

Après son divorce, Helen Grace a dû quitter New York avec ses jumeaux, Jared et Simon, et sa fille, Mallory, pour trouver refuge dans l'ancienne résidence de son grand-oncle, l'éminent naturaliste Arthur Spiderwick. Une nouvelle vie commence pour les Grace dans cette bâtisse isolée, un rien sinistre, où les trois enfants ne tardent pas à faire d'étranges rencontres. Après avoir mis à jour la cachette d'un espiègle farfadet, Jared découvre au grenier un somptueux ouvrage, rédigé par Arthur Spiderwick et orné d'illustrations d'animaux fantastiques de toutes espèces : Le Guide Arthur Spiderwick du monde merveilleux qui vous entoure. Bravant les avertissements solennels de son ancêtre, Jared ouvre le précieux livre, qui lui dévoile un univers merveilleux, peuplé de gobelins, de fées, de trolls, de sylphes délicats, d'oiseaux exotiques et de porcins voraces. Mais un ogre maléfique du nom de Mulgarath hante aussi ce Monde Invisible qu'il souhaite contrôler. Pour cela, il doit s'emparer du Guide. Prêt à tout pour parvenir à ses fins, le rusé Mulgarath tend un piège diabolique aux trois enfants, puis se lance avec sa meute hurlante à l'assaut de la Résidence..

Le film s'annonçait sympa : le monde merveilleux qui nous entoure, les lutins, les fées, tout ça tout ça.
Et puis, très vite dès le début du film, je me suis un peu ennuyée. C'était un peu longuet.
Un peu d'action et des effets spéciaux plus tard, vient le moment de la fin... trop facile.
Alors oui, c'est mignon ; l'acteur Freddie Highmore qui joue les jumeaux est une star en puissance ; mais rien de nouveau, pas d'originalité, rien de spécial qui ne fasse sortir ce film du lot des films du même genre : une aventure fantastique sympathique, mais qui se finit trop facilement à mon goût...

Et alors la sauce tomate en arme meurtrière... terrible !
D'ailleurs, c'est bien comme ça que je chasse moi-même les gobelins de ma maison (en échappant le pot de sauce tomate par terre...).



16 mars 2008

Jumper

"Depuis qu'il a découvert qu'il pouvait se téléporter n'importe où sur terre, le monde n'a plus de limite pour David Rice. grâce à son pouvoir, il peut déjeuner en Egypte sur la tête du Sphinx, passer la journée à faire du surf en Australie, dîner à Paris et prendre le dessert au Japon. Les murs ne l'arrêtent plus et aucun coffre de banque ne lui résiste. Libre comme personne, David vit dans l'insouciance la plus totale, jusqu'à ce que..."

Jusqu'à ce qu'il se rende compte que sa vie est en danger, les paladins le traquent...

Présenté comme ça, ce film a l'air super génial.
Mais tout est relatif. Chéri a aimé ; moi, moins.
J'ai trouvé ça un peu chiant, pas très remuant (alors que bon, jumper de New York à Rome, c'est pas pour les tortues hein), et un peu cul-cul...

Entendez moi bien : j'ai aimé le concept du film.
Cependant, j'ai trouvé que l'action était plus que longue à démarrer. Donc chiant. Alors oui, les effets spéciaux sont réussis, et oui, on nous inonde de belles images, de beaux panoramas. Au milieu de tout ça, une histoire d'amour (comme toujours, bien sûr) très cul-cul-la-praline. Et des scènes d'action très réduites...

J'aurais aimé en savoir un peu plus sur les Jumper et les Paladins, le pourquoi du comment, le pourquoi de cette guerre ; mais il n'en fut rien. Dommage.

Bref, c'est pas convaincue que je suis sortie de la salle de cinéma. Ce film gagnerait plus à être présentée en série et non en film.

L'avez-vous vu et qu'en avez-vous pensé ?

Et autrement, aimeriez-vous jumper ? Et où ?

07 mars 2008

Crimes à Oxford

Tiens, ça faisait longtemps !

Direction notre cinéma favori pour assister à l'avant première de ce film, en présence du réalisateur espagnol Alex de la Iglesia.

"Une vieille dame est assassinée à Oxford. Son corps est découvert par deux hommes qui se rencontrent à ce moment-là pour la première fois : Arthur Seldom, un grand professeur de mathématique et de logique et Martin, un étudiant qui vient d'arriver dans l'université et qui rêve d'étudier avec Seldom. Rapidement d'autres meurtres ont lieu, tous annoncés par des symboles bien singuliers. Martin et le professeur s'associent pour retrouver les pièces du puzzle. Rien ne sera comme il paraît. L'identité du meurtrier sera une réelle surprise et son motif encore plus."

Ce film, co-production espagnole-française-britannique, est surprenant.
En lisant le synopsis, on se dit que ça a l'air sympa : pas une intrigue policière habituelle. Et puis finalement, on est surpris. Une intrigue scientifique, mathématique...
Alors, si vous n'aimez pas les maths, n'y allez pas ! Encore que...
Je n'aime pas les maths, mais j'ai apprécié ce film.
Pas d'action sur-dimensionnée, pas de romantisme cul-cul-la-praline, pas d'artillerie (au sens propre du terme) ; que des mots.
L'arme des mots, des suppositions, des mathématiques et leur logique.
Un film très intellectuel, donc.
Car au delà des mathématiques, la vérité... qui est inexplicable, incalculable...
Ou ce qu'on croit être la vérité.

Et la fin est excellente : êtes-vous bien sûr que c'est la vérité ?

Après la projection, nous accueillons Monsieur Alex de la Iglesia, avec lequel nous avons passé un très bon moment ! Rires garantis avec ce Monsieur là...
Il parlait en anglais avec un petit accent espagnol, voire quelques mots en espagnol parfois ; c'était assez drôle ! Mais le "plus mieux", c'est que je comprenais presque-tout-ce-qu'il-disait !
C'était le 2ème réalisateur d'origine espagnole que je rencontrais et une constatation s'impose : les espagnols sont bavards ! Une question et on ne les arrête plus ;)
A notre grand plaisir d'ailleurs, car il nous a raconté plein d'anecdotes rigolotes du milieu cinématographique.
Un grand moment, une très bonne soirée, un film intellectuel...

Bon week end !


12 février 2008

Dans la série "Ma rencontre avec..."

Et oui, encore !

J'avais entendu à la radio (ma radio préférée qui me passe du pop-rock toute la journée) qu'ils venaient à Bordeaux. Mais pas dans mon ciné. Bon, tant pis, qu'à cela ne tienne, je réserve quand même vendredi dernier pour l'avant première d'hier soir.

Et lorsque je suis arrivée au cinéma samedi (pour voir Nos souvenirs brûlés), je me suis félicitée puisqu'ils venaient aussi dans mon ciné ! Yessss

Dimanche, nous sommes allées voir Astérix aux Jeux Olympiques.
"Pour remporter les Jeux Olympiques et permettre au jeune Alafolix d'épouser la Princesse Irina, Astérix et Obélix devront affronter le machiavélique Brutus, fils de César, au cours d'une Olympiade."
 
Bon, outre le fait que Alafolix est joué par Stéphane ROUSSEAU, qui n'est pas mal du tout (faut bien le dire), je n'ai pas trouvé ce 3ème film exceptionnel. Il y a de bons gags, bien sûr ; des références à l'actualité qui font rire aussi. J'avoue que je m'attendais à mieux, vu tout le tapage fait autour de ce film à gros budget. Pour autant, c'est un bon divertissement.

Mais je n'avais qu'une hâte : être à lundi soir (hier soir, donc) pour ma rencontre avec...

Dany BOON  et Kad MERAD pour la présentation en avant-première du film Bienvenue chez les Ch'tis.
 
Bien sûr, grande pensée pour Marie :)
J'avais déjà rencontré Kad pour un autre film. Mais Dany BOON, ce fut la première fois. Ce fut un peu court car ils ont dû faire la tournée des cinémas sur Bordeaux ce soir là, mais ce fut très sympa entre ces deux là ce soir là. Nous avons bien rigolé à les voir se lancer des vannes (ou à lancer des vannes au public) ou à parler en "Cheutimi" (ensemble et avec le public aussi).

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(oui, je sais, il est légèrement flou...) mais c'est toujours mieux que rien ;)
 
Et après, ce fut 1h46 de bonheur en barre.

"Philippe Abrams est directeur de la poste de Salon-de-Provence. Il est marié à Julie, dont le caractère dépressif lui rend la vie impossible. Pour lui faire plaisir, Philippe fraude afin d'obtenir une mutation sur la Côte d'Azur. Mais il est démasqué: il sera muté à Bergues, petite ville du Nord.
Pour les Abrams, sudistes pleins de préjugés, le Nord c'est l'horreur, une région glacée, peuplée d'êtres rustres, éructant un langage incompréhensible, le "cheutimi". Philippe ira seul. A sa grande surprise, il découvre un endroit charmant, une équipe chaleureuse, des gens accueillants, et se fait un ami : Antoine, le facteur et le carillonneur du village, à la mère possessive et aux amours contrariées. Quand Philippe revient à Salon, Julie refuse de croire qu'il se plait dans le Nord. Elle pense même qu'il lui ment pour la ménager. Pour la satisfaire et se simplifier la vie, Philippe lui fait croire qu'en effet, il vit un enfer à Bergues. Dès lors, sa vie s'enfonce dans un mensonge confortable..."

On aurait pu croire que, comme pour Les bronzés 3, tous les gags figuraient dans la bande annonce. Mais pas du tout ! Ce film est absolument GE-NIAL ! Je n'ai jamais autant ri ! Par moments, je n'en pouvais plus sur mon fauteuil.
Et alors le "Cheutimi", c'est terrible !!!
La scène de Galabru est tordante de rire : sa façon de décrire le Nord est géniale.
La scène de l'arrêt de gendarmerie sur l'autoroute avec Patrick BOSSO est excellente aussi (imaginez Bosso avec son accent en train de plaindre notre héros qui "monte dans le nord").
Et alors le duo Danny BOON - Kad MERAD, délirant !
Tout est caricatural de ce que nous, au Sud, on pense être le Nord.
Mais le plus drôle quand même, c'est le "Cheutimi" et les incompréhensions qui en découlent.
Un soupçon d'émotion et ENORMEMENT de rires caractérisent ce film.

Si vous aimez ne serait-ce qu'un peu l'un des deux personnages principaux, allez (que dis-je), courrez voir ce film !
Il vaut plus le détour qu'Astérix aux JO...
Et surtout, restez jusqu'au bout, fous rires en supplément garantis !!!

D'ailleurs, je me demande si je n'irais pas le voir une seconde fois !!!

09 février 2008

Nos souvenirs brûlés

Un samedi tranquille, seule. Chéri partait jouer tout l'après midi.

Alors, j'ai pris les choses en main, comme je le fais depuis quelques temps d'ailleurs... Pas d'originalité pourtant : direction le centre ville pour une petite balade, un ciné puis une petite balade...

Je suis allée voir Nos souvenirs brûlés, film réalisé par Susanne Bier avec Benicio Del Toro et Halle Berry...

"Audrey et Brian menaient une vie tranquille et sans histoires : onze ans de mariage, deux enfants, le confort et la sécurité assurés, aucun souci à l'horizon. Mais, un jour, tout s'écroule : Brian meurt, victime d'un acte de violence gratuite. Encore sous le choc, Audrey se tourne instinctivement vers le meilleur et plus ancien ami de son mari, Jerry Sunborne. Un homme qu'elle jugeait infréquentable, et dont elle comprenait à peine que Jerry continue à le fréquenter.
Mais, aujourd'hui, face au vide laissé par la mort de Brian, Jerry l'accro, le paumé, lui apparaît comme une planche de salut, un ultime lien avec le disparu. Audrey l'invite à s'installer dans une chambre attenante au garage, avec l'espoir qu'il l'aidera, ainsi que ses enfants, à reprendre une vie normale. Engagé dans un difficile combat contre la drogue, Jerry accepte la proposition. En devenant le confident et l'ami d'Audrey et le père de substitution des jeunes Harper et Dory, il hérite de nouvelles responsabilités et développe au fil des jours des ressources insoupçonnées. Entre deuil et déni, Audrey et Jerry s'efforcent tant bien que mal de se porter secours..."

Ce film est tout simplement exceptionnel, riche en émotion tout le long. Halle Berry et Benicio Del Toro nous montrent ici qu'ils méritent les titres qu'ils ont reçus. Entre amour, amitié, douleur, la vie... Les plans très rapprochés accentuent les émotions. En rentrant, j'ai trouvé une critique de spectateur qui résume parfaitement ce que je ressens et je vous la mets un peu plus bas. Inutile de vous dire que les larmes ont coulé plus que de raison durant les 2 heures du film. C'est un film humain, sensible, touchant, triste et très fort. Et même en sortant de la salle de ciné, j'ai eu un peu de mal à me remettre de toutes ces émotions.

Bryon - le 08/02/2008
Que dire de ce film? Si ce n'est que sa toute petite distribution est totalement scandaleuse, tout autant que les 2 seules étoiles allouées par les critiques!Mais bien sûr au pays de Descartes l'Emotion est toujours suspecte et vite taxée de mélodrame.On lui préfère la séche et très stylée introspection d'un Resnais....Dans ce grand "petit" film qu'est "Nos Souvenirs Brulés"l'Emotion est là continuelle, contenue ou exprimée; elle nous prend aux tripes car tout est d'une justesse d'analyse remarquable.Comme la caméra, au plus près des corps et des visages, on suit les méandres des sentiments contrastés qui guident les faits et gestes des protagonistes.Aucune concession, aucun cliché. Le Deuil est mis à nu : douleur, révolte, refus, acceptation...L'image est superbe et les acteurs magnifiques.On en sort bouleversé.Mais il faut aussi souligner qu'il s'agit autant d'un film sur le Deuil que sur la Vie, et j'oserais même dire sur l'Amour: l'Amour pour un homme, pour un père, pour un ami, pour la Vie.



Que de beaux films depuis ce début d'année...

Bon week end !


06 février 2008

Dans la série "Ma rencontre avec..."

Lundi soir, c'était soirée prévue de longue date. Un rendez-vous que je ne pouvais manquer. Alors, j'ai réservé ma place 4 jours avant. Et j'ai bien fait, car Chéri a voulu le faire la veille mais sans succès, toutes les places étant déjà réservées.

Nous voilà quand même partis tous les deux vers notre cinéma habituel, croque-monsieurs avalés vite fait. Mais Chéri a dû me laisser devant la grande salle de l'avant-première de PARIS, pendant qu'il avait encore un peu d'attente avant le début de Sweeney todd.

Le dernier Klapisch versus le dernier Burton.

Sauf que moi, j'avais droit à un plus :

- présentation du film par Cédric Klapisch et Fabrice Luchini,
- projection du film,
- débat en présence de Cédric Klapisch et Romain Duris.

Et oui, rien que ça ! Deux "plus" en fait !

La soirée ayant pris un peu de retard (quasiment une heure), pour nous faire patienter, on a eu droit à quelques bandes annonces non entrecoupées de publicités, le bonheur...

Avant la projection du film, nous avons eu droit à une petite présentation par une partie de l'équipe du film avec LE Cédric Klapisch et LE Fabrice Luchini, celui pour lequel je ne voulais manquer ce rendez-vous.

Ils nous ont donc présenté brièvement le film ; mais c'est surtout Fabrice Luchini, fidèle à lui-même, qui a monopolisé le micro et qui nous a bien fait rire. Malgré tout, ce fut immanquablement trop trop court et j'ai donc été un petit peu frustrée de ce "passage-éclair-de-loin".

Puis, le film : "C'est l'histoire d'un Parisien qui est malade et qui se demande s'il va mourir. Son état lui donne un regard neuf et différent sur tous les gens qu'il croise. Le fait d'envisager la mort met soudainement en valeur la vie, la vie des autres et celle de la ville toute entière.
Des maraîchers, une boulangère, une assistante sociale, un danseur, un architecte, un SDF, un prof de fac, une mannequin, un clandestin camerounais... Tous ces gens, que tout oppose, se retrouvent réunis dans cette ville et dans ce film.
Vous pouvez penser qu'ils ne sont pas exceptionnels mais, pour chacun d'entre eux, leur vie est unique. Vous pouvez croire que leurs problèmes sont insignifiants, mais, pour eux, ce sont les plus importants du monde.
"

Rien de bien exceptionnel dans l'histoire du film (ou plutôt devrais-je dire dans LES histoires du film). C'est un film qui retrace les destins de parisiens, lesquels ne se croisent que dans les rues de Paris.
A mon sens, ce qui fait la beauté de ce film, ce sont :
- les moments où l'on suit l'histoire d'un personnage qui croise, à un carrefour par exemple, un autre personnage dont on suit,nous spectateur, l'histoire, mais qui dans le film ne sont pas du tout en relation ;
- les acteurs.

Fabrice Luchini, bien sûr, grand personnage, joue un historien en proie à des questions existentielles.

Romain Duris, qui n'est pas un acteur que j'affectionne (ne l'ayant vu que dans L'auberge espagnole), officie dans un registre complètement différent en incarnant un jeune homme sur le point de mourir mais sans savoir quand exactement.

Et puis, j'ai eu deux coups de coeur pour deux acteurs : Juliette Binoche et Albert Dupontel.
Juliette Binoche, je n'ai jamais accroché. Mais là, elle m'a bien surprise et bouleversée dans ce rôle de soeur aux petits soins pour son frère qui va mourir. Ces deux là font passer à l'écran leur relation, leurs émotions, leur complicité de façon tendre et émouvante.
Albert Dupontel, je n'ai jamais accroché dans sa première carrière. Probablement que je ne suis pas réceptive à cet humour. Mais encore une fois, il me bluffe à l'écran.

Et n'oublions pas les autres acteurs : François Cluzet, Karin Viard, Gilles Lellouche, Mélanie Laurent, Julie Ferrier et j'en passe.

Alors, merci Cédric Klapisch, parce que ces histoires parisiennes sont bien amenées, les cadrages, les images, les plans bien choisis, les acteurs de qualité, et surtout, on ne voit pas passer les 2h10 de film tellement on ne peut être que captivé par ces destins si "humains" que tu nous as fait découvrir durant ce laps de temps.

J'ai beaucoup aimé la scène du psy et la scène de fin. Mais je ne vous en dis pas plus, au cas où vous vous décideriez à aller voir ce film.

Et comme convenu, à la fin du film, Cédric Klapisch et Romain Duris sont venus répondre à quelques questions. Autant vous dire que je les ai vu de près puisque j'étais assise coté allée et qu'ils sont passés de mon coté (sauf Luchini, qui est passé de l'autre coté, le bougre !).
Romain Duris n'a pas l'air comme ça, mais c'est un grand déconneur.

Après le débat, notre directeur de cinéma a voulu faire sortir rapidement Romain Duris de la salle, mais c'était sans compter une foule de jeunes filles en délire qui l'ont accaparé au passage. Et comble du (bonheur ?), j'étais au beau milieu de cet attroupement. Il s'est prêté de bonne grâce aux demandes d'autographes et de photos, chose qu'on ne voit pas si souvent et qui donc mérite d'être soulignée. Bref (et désolée pur celles qui "kiffent trop grav" Romain), j'ai passé un bon moment à coté de lui (je ne pouvais pas sortir de la rangée de fauteuils en fait...).

Sms de Ange à Tilutin
: T sorti ?

Sms de Tilutin à Ange
: Je suis en bas de l'escalier

Sms de Ange à Tilutin
: Je suis coincée avec Romain j'arrive après

Sms de Tilutin à Ange : Hé ho lol !

Et finalement, nous nous sommes tous dirigés vers la sortie. J'ai retrouvé Chéri qui a profité aussi un petit peu de Cédric Klapisch et Romain Duris jusqu'à ce que, après encore une petite séance de photos et d'autographes, ils s'engouffrent dans la voiture qui les a emmenés vers leur lieu de débauche pour la soirée...

Quelle soirée !!

Je vous présente donc :

Fabrice Luchini
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Cédric Klapisch
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Romain Duris
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Et mon souvenir, rien qu'à moi, perso
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26 janvier 2008

Il y a longtemps que je t'aime

Cette semaine, j'ai à nouveau été invitée à participer au label des spectateur. Ce qui est marrant, c'est d'aller au cinéma sans savoir ce que l'on va voir.

La première fois, je n'avais pas aimé le film. Pourtant, maintenant qu'il est sorti, il fait un tabac. J'avoue que je reste perplexe. Bref !

Donc, nous avons découvert "Il y a longtemps que je t'aime", un film réalisé par Philippe Claudel, avec Kristin Scott Thomas et Elsa Zylberstein entre autres. Au vu du titre, cela s'annonçait comme un film complètement différent de la dernière fois.

"Pendant 15 années, Juliette n'a eu aucun lien avec sa famille qui l'avait rejetée.
Alors que la vie les a violemment séparées, elle retrouve sa jeune soeur, Léa, qui l'accueille chez elle, auprès de son mari Luc, du père de celui-ci et de leurs fillettes."

Bien entendu, je n'avais jamais entendu parler de ce film avant de le découvrir. A la fin, nous devons remplir un questionnaire (pour le label) et à la question "Un mot pour décrire le film que vous venez de voir", j'ai coché la case "magnifique".
C'est un film émouvant.
J'ai adoré la façon de nous faire découvrir l'histoire (surtout que je ne connaissais pas le synopsis). On découvre petit à petit, par des indices délivrés par bribes, au fur et à mesure de l'avancement de l'histoire. Je ne vous en dis pas trop pour ne pas révéler trop de choses, car il faut absolument les découvrir par soi-même tellement c'est divin.
J'aime beaucoup cette façon de dépeindre la vie de cette femme (Juliette), de façon si simple, que ça pourrait être une de nos connaissances ; j'aime beaucoup le fait de croire à l'histoire. Les images sont fortes en émotions. Les acteurs, et surtout Kristin Scott Thomas qui est sublime, sont excellents.
Le personnage de Juliette évolue tout au long de ce film, il se dévoile peu à peu, pour au final se libérer du poids qui l'a rongé durant les 15 dernières années de sa vie.
C'est finalement l'histoire de la réinsertion de cette femme dans la société, avec l'aide de sa soeur, avec les bons comme les mauvais cotés, avec des rencontres qui auront des impacts sur elle... Le film aborde des sujets durs tels que le suicide, ou la maladie d'Alzheimer, à coté de la réinsertion de Juliette.

Je vous le conseille (mais par contre, prenez vos mouchoirs ; je n'ai jamais autant entendu autant de personnes se moucher à la fin d'un film ;) !)

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