28 juin 2009
Dans la série "Ma rencontre avec..."
Premier week end de juin, je décide de reprendre pieds avec le monde extérieur. Boulot excepté, qu'il a bien fallu reprendre très vite. Mais ça se limitait à boulot-dodo...
Une amie devait venir passer le week end à la maison, c'était prévu de longue date. Et je n'ai pas annulé.
C'est comme ça que nous nous sommes retrouvés, Chéri, mon amie et moi, chez Cultura pour une balade culturelle d'après midi. Et bien sûr, dans ce genre de magasin, tous les rayons y passent.
Et c'est donc par hasard que nous nous trouvions là, le jour même où Mireille CALMEL était présente pour la sortie du 3ème tome de sa trilogie "Le chant des sorcières".
Inutile de vous dire que ces romans, je les avais déjà repérés depuis bien longtemps... Mais j'attendais patiemment leur sortie en poche, afin de les avoir tous les 3 en même temps. D'elle, j'avais déjà lu "Le lit d'Aliénor" (un roman historique) et j'avais adoré...
Du coup, je me suis approchée du stand ; le tome 1 était disposé en poche, je l'ai pris et j'ai attendu brièvement qu'elle finisse de dédicacer un roman à une personne et j'ai engagé la conversation.
Pensez-vous qu'il est facile d'engager la conversation avec une personne inconnue ? Pour moi, ça ne l'est pas, mais alors pas du tout. Et pourtant, cette grande Dame m'a offert sa simplicité et sa gentillesse durant quelques minutes. Après m'être "justifiée" en disant que je souhaitais attendre les 3 tomes avant de les acheter et de les lire, elle m'a répondu du tac au tac "mais vous avez raison !" avant de m'expliquer un peu sa démarche d'écriture pour "Le chant des sorcières". Et elle m'a donné envie de le lire, je vous jure. D'ici la fin de l'année, les 2 autres tomes seront édités en poche et je pourrais me plonger dans cette histoire et je pourrais alors vous dire si ce qu'elle m'a affirmé est vrai !
Je viens de visiter son site internet, et je viens de lire sa biographie. Je vous invite à prendre une petite heure de votre temps à la lire vous aussi, et vous comprendrez pourquoi j'ai utilisé le terme "grande Dame".
Malheureusement, pas d'appareil photo en poche pour immortaliser ce moment, mais un sympathique autographe et une conversation qui restera dans ma mémoire...

http://www.mireillecalmel.com
http://www.xoeditions.com/lechantdessorcieres/
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03 juin 2009
Pour toi
Je suis entrée dans ta vie voilà un peu plus de 34 ans,
La première d'une longue lignée de petits enfants.
L'on m'a souvent raconté ce à quoi après ma naissance tu t'étais amusé :
A compter le nombre de ma petite main qui dans la tienne pouvait entrer.
De nombreux souvenirs l'on a souvent narrés,
Anecdotes de mes jeunes années,
Des faits et des paroles prononcées,
Et encore aujourd'hui, ceux-ci ne sont oubliés.
Tous ces moments passés ensemble,
De toutes ces vacances, il me semble,
Et malgré les distances de la vie, parfois,
Rien ni personne ne m'a éloignée de toi.
La force des liens du sang, de mes origines, de ma famille,
Ce sont, à chacune de nos rencontres, tes larmes de joie,
Moi qui tissait mon bout de chemin, ta première petite fille,
Même si cela m'éloignait physiquement de toi.
Toujours un mot pour rire, une parole gentille, un jeu,
Accompagné par ce petit sourire malicieux,
Avec force, tu as traversé la vie,
Et tout plein de belles choses accompli.
Aujourd'hui, pourtant, la vie, ses maux, ses maladies, je hais.
Je hais cette maladie qui depuis une année te rongeait.
Jamais tu ne t'es plaint, jamais tu n'en as parlé.
Ton chemin sans flancher tu as continué.
Et puis, tu a su que tu allais partir,
Nous le savions aussi...
A chaque fois que je te quittais et " à bientôt" te disais
Tu haussais les épaules et "oui" me disais
L'air de dire "peut-être" ou "peut-être pas"
Si la maladie le veut ou ne le veut pas.
Oh oui, cette vie qui a repris ses droits, je la hais,
Et cette putain de maladie qui t'a emporté.
Pourtant, j'ai eu la chance ce dernier soir
De pouvoir te dire "je t'aime" avant ton départ.
Jamais, oh non jamais je ne t'oublierai,
Mon papi cordonnier...
Oh non jamais je n'oublierai
La dernière fois que je t'ai visité.
Allongé sur ton lit d'hôpital, plus faible que jamais,
Lorsque je suis venue t'embrasser,
Que de ton bras droit , d'instinct, dès que tu m'as reconnue, tu m'as enlacée
Et que de ta voix tremblante de larmes de joie, tu m'as saluée.
Bien sûr, ce jour-là, les anges étaient avec toi,
Avant de venir, j'avais veillé à cela...
Et les 4 jours suivants, ils t'ont accompagné
Jusqu'à ce soir où mon téléphone a sonné...
C'est une nouvelle vie qui s'est ouverte pour toi
Tu as rejoins tous les anges, à qui j'avais parlé de toi,
Et même si c'est trop dur pour nous, pour moi,
Je n'aurai de cesse de penser à toi...
Pour toi mon Papi
A jamais
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