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17 mars 2008

Monologues

Je voulais mettre un autre titre : Vagin ; mais je me suis dit que ça ferait mauvais genre et que je risquais de faire fermer mon blog. On ne sait jamais, un mot de travers et pouf, plus rien !

Le week end dernier, Chéri et moi sommes allés au théâtre voir Les monologues du vagin.

"Surtout ne vous laissez pas rebuter ni émoustiller par le titre : la pièce est un véritable hymne à la vie et à la féminité, et ce mot que vous y entendrez plus de cent fois n'est pas pornographique. Drôle et touchant, caustique et tendre, la pièce se fonde sur 200 entretiens avec des femmes. De l'apprentissage de la sexualité à la maternité, du machisme ambiant à la liberté amoureuse... Eve Ensler retrace les sensations et les sentiments de ces femmes, parfois les plus intimes. Un spectacle dédié aux femmes, tout en s'adressant aussi aux hommes..."
Avec : Marie Christine Barrault, Séverine Ferrer et Lisette Malidor


Pas de grande mise en scène, ces trois femmes nous délivrent les monologues et quelques bribes des entretiens des 200 femmes, tour à tour. Passé les premières minutes, passé l'adaptation auditive vu le faible son nous provenant des micros, et mis à part la chaleur étouffante dans le théâtre, on est vite porté par les histoires relatées par nos comédiennes. On est tantôt outré par des vérités, puis pris de fous rires devant des récits encore plus vrai que nature ou d'un original à toute épreuve. Nous avons passé un bon moment, qui a finalement été bien trop court à notre goût.
Du bec de canard glacé au string, en passant par l'orgasme rock'n'roll, opéra, ou encore en passant par la maternité ou les poils, rien n'est oublié. Et Lisette Malidor nous fait bien rire par son interprétation et ses échanges avec le public.

A voir, assurément...


16 mars 2008

Jumper

"Depuis qu'il a découvert qu'il pouvait se téléporter n'importe où sur terre, le monde n'a plus de limite pour David Rice. grâce à son pouvoir, il peut déjeuner en Egypte sur la tête du Sphinx, passer la journée à faire du surf en Australie, dîner à Paris et prendre le dessert au Japon. Les murs ne l'arrêtent plus et aucun coffre de banque ne lui résiste. Libre comme personne, David vit dans l'insouciance la plus totale, jusqu'à ce que..."

Jusqu'à ce qu'il se rende compte que sa vie est en danger, les paladins le traquent...

Présenté comme ça, ce film a l'air super génial.
Mais tout est relatif. Chéri a aimé ; moi, moins.
J'ai trouvé ça un peu chiant, pas très remuant (alors que bon, jumper de New York à Rome, c'est pas pour les tortues hein), et un peu cul-cul...

Entendez moi bien : j'ai aimé le concept du film.
Cependant, j'ai trouvé que l'action était plus que longue à démarrer. Donc chiant. Alors oui, les effets spéciaux sont réussis, et oui, on nous inonde de belles images, de beaux panoramas. Au milieu de tout ça, une histoire d'amour (comme toujours, bien sûr) très cul-cul-la-praline. Et des scènes d'action très réduites...

J'aurais aimé en savoir un peu plus sur les Jumper et les Paladins, le pourquoi du comment, le pourquoi de cette guerre ; mais il n'en fut rien. Dommage.

Bref, c'est pas convaincue que je suis sortie de la salle de cinéma. Ce film gagnerait plus à être présentée en série et non en film.

L'avez-vous vu et qu'en avez-vous pensé ?

Et autrement, aimeriez-vous jumper ? Et où ?

09 mars 2008

Soirée improvisée...

Samedi fut une journée fructueuse.

Tout d'abord, direction place de la Bourse pour la marche annuelle en faveur du Neurodon. C'est la deuxième année que nous y participons, ce n'est vraiment pas grand chose : on enfile son tee shirt neurodon et on participe à une marche blanche à travers les rues piétonnes de la ville pour être vus. Cette semaine sera donc la campagne annuelle de sensibilisation, pensez-y !

Après ceci, nous avons profité d'être "en ville" pour prendre nos billets pour le prochain concert de Mademoiselle K en avril.  

Et nous avons même découvert un nouveau magasin : le Macaron.
Nous en avons pris quelques uns pour goûter : framboise (pour la comparaison avec ceux de Baillardran), cassis, rose-litchee, chocolat-orange, fleur d'oranger, violette-fruits des bois.
Alors, comment dire... j'ai beaucoup aimé celui à la violette et le chocolat-orange. Mais par contre, ils sont moins bons que ceux de Baillardran ; celui à la framboise ne m'a pas fait le même effet. Bon, c'est sûr, ça se laisse quand même déguster et on va pas s'en plaindre !

Après une halte éclair à la maison, le restaurant dans lequel nous souhaitions aller étant complet, premier et second service (décidément, il doit falloir réserver 3 mois à l'avance !), nous décidons de repartir pour une séance improvisée de ciné. Mais arrivé sur place, un monde incroyable ! Tant et si bien qu'on n'a pas pu avoir nos places. Effet "Bienvenus chez les Ch'tis" qui marche du tonnerre... Déçus, nous nous dirigeons vers la rue des restaurants. Au passage, j'en profite pour m'arrêter devant une vitrine où j'avais repéré l'aprés midi durant la marche blanche que ledit magasin faisait maintenant des soins pour le visage. Je voulais donc regarder les prix par curiosité. Et finalement, les prix sont corrects.

Quand tout à coup, un chant nous interpelle. Plus loin, un attroupement. Une voix très aigue, pour quiconque passant par là, une femme chante vraisemblablement. Alors, nous nous approchons. Et là, le choc.
Ou plutôt la surprise. Devant nous, un homme, crâne rasé, barbe naissance, largement tatoué et de noir vêtu avec des grelots autour de chaque cheville pour accompagner son chant et sa musique médiévale de cet instrument dont je ne connais pas le nom... C'est magnifique. On ne peut pas être indifférent à ce spectacle. J'en reste bouche bée, impressionnée, avec les poils des bras qui se hérissent comme c'est pas permi...
Puis il s'arrête. Apparemment, ça fait un bon moment qu'il est là à chanter. Il termine par un discours des plus humbles. Il nous dit en gros " soyez heureux comme je le suis aujourd'hui ; j'ai quitté une vie qui ne me convenait pas pour faire ce que j'aime sur les routes de France". Nous discutons un peu avec lui, nous lui achetons son cd (parce que peut-être nous le rencontrerons plus jamais...) et il nous informe qu'il va chanter le soir même à La Taverne du Graal.

C'est toujours aussi impressionnés par ce que nous venons d'entendre, et par le personnage, que nous entrons dans un nouveau restaurant appelé "Chez maman". Nous y avons passé une bonne soirée, l'ambiance était super sympathique, les plats très colorés, bien présentés et très bons. A refaire !
Et en sortant, direction La Taverne du Graal. Nous ne rentrerons pas tant que nous n'en aurons pas entendu davantage. Là-bas, nous avons assisté à la première partie de sa prestation de la soirée (la fatigue commençant à poindre le bout de son nez). Tout simplement surprenant, impressionnant. Du chant contre-ténor tel que défini dans son cd, cet artiste joue du bouzouki et des grelots, pour notre plus grand plaisir.
Bien sûr, vous allez me dire que ça change de ce que j'écoute habituellement ! Certes ! Mais c'est tellement impressionnant que l'on ne peut être que captivé.
 
J'ai sa carte de visite ! Si vous êtes intéressé, je vous donne ses coordonnées ;)
Il s'appelle Luc ARBOGAST.

Vidéo
Myspace

07 mars 2008

Crimes à Oxford

Tiens, ça faisait longtemps !

Direction notre cinéma favori pour assister à l'avant première de ce film, en présence du réalisateur espagnol Alex de la Iglesia.

"Une vieille dame est assassinée à Oxford. Son corps est découvert par deux hommes qui se rencontrent à ce moment-là pour la première fois : Arthur Seldom, un grand professeur de mathématique et de logique et Martin, un étudiant qui vient d'arriver dans l'université et qui rêve d'étudier avec Seldom. Rapidement d'autres meurtres ont lieu, tous annoncés par des symboles bien singuliers. Martin et le professeur s'associent pour retrouver les pièces du puzzle. Rien ne sera comme il paraît. L'identité du meurtrier sera une réelle surprise et son motif encore plus."

Ce film, co-production espagnole-française-britannique, est surprenant.
En lisant le synopsis, on se dit que ça a l'air sympa : pas une intrigue policière habituelle. Et puis finalement, on est surpris. Une intrigue scientifique, mathématique...
Alors, si vous n'aimez pas les maths, n'y allez pas ! Encore que...
Je n'aime pas les maths, mais j'ai apprécié ce film.
Pas d'action sur-dimensionnée, pas de romantisme cul-cul-la-praline, pas d'artillerie (au sens propre du terme) ; que des mots.
L'arme des mots, des suppositions, des mathématiques et leur logique.
Un film très intellectuel, donc.
Car au delà des mathématiques, la vérité... qui est inexplicable, incalculable...
Ou ce qu'on croit être la vérité.

Et la fin est excellente : êtes-vous bien sûr que c'est la vérité ?

Après la projection, nous accueillons Monsieur Alex de la Iglesia, avec lequel nous avons passé un très bon moment ! Rires garantis avec ce Monsieur là...
Il parlait en anglais avec un petit accent espagnol, voire quelques mots en espagnol parfois ; c'était assez drôle ! Mais le "plus mieux", c'est que je comprenais presque-tout-ce-qu'il-disait !
C'était le 2ème réalisateur d'origine espagnole que je rencontrais et une constatation s'impose : les espagnols sont bavards ! Une question et on ne les arrête plus ;)
A notre grand plaisir d'ailleurs, car il nous a raconté plein d'anecdotes rigolotes du milieu cinématographique.
Un grand moment, une très bonne soirée, un film intellectuel...

Bon week end !


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